Il était 16h30, ce dimanche, dans les eaux de Saint-Nazaire, lorsque Jean Galfione et ses équipiers ont pris le départ du record SNSM chez les Class40. Une catégorie, qui comme celle des IMOCA, n’est pas des plus représentées : ils sont trois en lice dans cette épreuve. Malgré tout, son intérêt reste entier. Non seulement parce que cette course rend hommage aux sauveteurs en mer, mais aussi parce que Jean cherche à engranger un maximum de milles, pour apprivoiser sa machine.

« Nous ne sommes pas nombreux, mais cela ne va pas nous empêcher de nous appliquer pour faire une belle course et progresser» confiait Jean, au moment de quitter les pontons de Saint-Nazaire, pour passer le SAS et se rendre sur la zone de départ. Contrairement à ce que pourrait laisser penser sa victoire sur le Grand Prix Guyader en mai dernier, le skipper de Serenis Consulting a peu d’expérience à la barre de son nouveau Class40. Plutôt que d’évoquer le classement pour sa deuxième régate de la saison, il préfère donc parler d’apprentissage : « L’idée, c’est de me sentir de plus en plus à l’aise avec le bateau, faire les bons choix, au bon moment, avoir les bons réglages, et être confiant dans mes manoeuvres et dans mes déplacements. La stratégie et la tactique c’est chouette, mais pour l’instant, je dois me concentrer sur le fonctionnement du bateau» soulignait l’ancien perchiste, interrogé sur ses objectifs.

C’est donc un skipper appliqué et impliqué, qui s’est élancé sur la boucle de 185 milles au programme de l’édition 2016. Une course en équipage pour laquelle il peut compter sur un trio de qualité : Christian Dulot et Eric Kerscaven, avec qui, il s’était imposé au Grand Prix Guyader, en baie de Douarnenez, mais aussi Thomas Rouxel, un marin expérimenté. Troisième de la Volvo Ocean Race 2014 avec Dongfeng Race Team, et équipier de Spindrift 2, pour la tentative de record du Trophée Jules Verne l’hiver dernier, il a répondu présent à l’invitation que Jean lui a lancée. « Je cherchais un quatrième équipier, qui puisse nous apporter un plus au niveau tactique et stratégie, un marin qui touche un peu ! Thomas est un ami, et il a accepté de se joindre à nous, c’est top ! C’est hyper intéressant pour moi d’avoir des gens de haut niveau à bord. Je progresse beaucoup à leur contact », a glissé le skipper de Serenis Consulting à son sujet.

Partis dans un vent d’Ouest, Sud-Ouest, d’une dizaine de noeuds , Jean et ses équipiers devraient bénéficier d’une brise plus soutenue, à mesure qu’ils progresserons vers l’île d’Yeu, puis l’île de Groix où ils amorceront leur retour vers Saint- Nazaire. Leur arrivée est prévue dans la nuit de lundi à mardi .