Après avoir réalisé le convoyage de son Class40 aux couleurs de Serenis Consulting entre Port-la-Forêt et Saint-Malo en deux temps, avec une escale à Roscoff, Jean Galfione est désormais installé pour les dix jours qu’il reste avant de départ de la Route du Rhum – Destination Guadeloupe au cœur de la Cité Corsaire.
« La dernière navigation avant la course s’est bien passée même si on a eu plus de courant que de vent. Pour être à l’heure pour l’écluse de 18h30 mercredi, avec François Charles, le préparateur qui était avec moi, nous n’avons d’ailleurs pas pu faire autrement que de mettre le moteur. Il n’empêche que ça a été une super ballade, au plus près des cailloux de la côte nord bretonne et je peux d’ores et déjà assurer que je ne m’amuserai pas à passer si proche de la terre lorsque je serai en course ! », s’amuse Jean, qui va dorénavant pouvoir se concentrer pleinement sur sa transat, et ainsi faire en sorte de gérer au mieux les diverses sollicitations liées à un tel évènement. « Contrairement à certains autres concurrents, je n’ai pas prévu de faire des allers et retours pour rentrer à la maison mais plutôt de rester ici, à Saint-Malo. Cela va me permettre de ne pas perdre de temps et de rester dans l’ambiance même si je vais devoir réussir à préserver mon emploi du temps a minima. Le village a ouvert ses portes mercredi et déjà, je vois bien que les journées sont épuisantes, un peu comme sur un salon. En parlant avec les skippers les plus expérimentés, j’ai compris qu’il était important de parvenir à préserver 3 ou 4 heures dans sa journée pour rester au calme, loin de l’agitation des pontons, afin de ne pas laisser trop d’énergie à terre avant de partir en mer », détaille le skipper qui s’est installé, avec sa petite famille, aux Thermes marins de Saint-Malo, un établissement de thalassothérapie avec lequel il a noué un partenariat. « J’y venais déjà lorsque j’étais athlète. C’est un lieu reposant, à seulement 10 minutes à pieds du port. Mon bateau est prêt et je ne vais me rendre au bassin Vauban que pour les quelques impératifs avec lesquels je ne peux pas négocier même si j’avoue que l’ambiance sur place est vraiment incroyable. A dix jours du départ, il y a déjà un monde de dingue et plein d’animations. C’est une vraie fête ! », se réjouit Jean Galfione, évidemment fier d’y participer.