28/05/18 Normandy Channel Race 2018

Le moins que l’on puisse dire, c’est que les conditions météo sur cette première partie de la 9e édition de la Normandy Channel Race ne sont pas simples et mettent à rude épreuve les nerfs des marins. De fait, depuis le départ de la course, dimanche, c’est avec des petits airs erratiques que jouent la plupart du temps les concurrents, ainsi qu’en témoigne Jean Galfione : « On se bat avec la pétole depuis deux jours. Cette nuit, on a pu avancer un peu mais depuis ce matin, c’est à nouveau la mouise. Actuellement, on est bien scotché devant Land’s End. Heureusement, on a le courant avec nous ce qui nous permet d’avancer à 3 nœuds ». Dans ce contexte, pas facile de faire progresser le bateau. « Il faut beaucoup d’énergie et d’attention. On guette les risées en permanence. Impossible de se reposer dans ce type de conditions. C’est énervant mais pas trop stressant dans la mesure où on sait que les autres sont logés à la même enseigne. Là, on devrait avoir entre 10 et 12 nœuds et avancer au près. On n’a rien de tout ça. Il faut être patient », explique le skipper de Serenis Consulting qui occupe, ce mardi après-midi, la 10e place au classement provisoire, dix milles derrière les leaders. « Les premiers ont redécollé. C’est la course qui est comme ça, constamment à coups d’élastique. Hier matin, quand tout le monde était planté dans la pétole après l’île de Wight, on est bien revenu alors qu’on était un peu largué. On voit bien qu’il y a des chassés croisés à tout moment et que tout peut arriver. Comme je l’ai dit, il faut être patient », termine le marin dont le prochain point de passage important est désormais Tuskar, en mer d’Irlande.